Cette année, difficile de ne pas entendre parler de Gatsby le Magnifique.
A moins de vivre sans télévision, radio, journaux, bref en ermite. Ce qui doit être bien difficile de nos jours et quasi impossible pour moi, imaginez un peu ma tête sans pouvoir aller sur mes blogs favoris, écrire mes petits textes. Inimaginable, non vraiment;
J'ai donc comme tout le monde vu et entendu des tas de propos sur le dernier film sorti et au lieu d'aller au cinéma, je suis allée dans une librairie. Certainement mon côté "rebel" comme dirait mon cher mari.
Et oui, avant d'être incarné par Robert Redford, le siècle dernier et Léonardo Di Caprio pour celui-ci, Gatsby est avant tout un personnage littéraire.
En plus à 2,90€, il aurait été bien dommage de passer à côté de cette rencontre.
L'auteur : Francis Scott Fitzgerald est l'un des plus grands écrivains américains du XX° siècle. Après une enfance dans le Minnesota et des études à Priceton, il s'engage dans l'armée en 1917. Il rencontre peu après Zelda Sayre, dont il tombe amoureux. Elle sera sa muse. Son manque de fortune l'empêche de l'épouser et son envie de devenir écrivain est mal vu par la famille de sa dulcinée. Son premier roman, L'envers du paradis, paraît en 1920 et fait sa fortune ainsi que sa réputation. Il peut dès lors épouser Zelda. Ils partent s'installer en France, sur la Côte d'Azur. C'est là qu'il écrit, The Great Gatsby. Son ami, Ernest Hemingway en lira le manuscrit. En 1934, il publie Tendre est la nuit.
Mais ces livres ne rencontrent pas le même succès que son premier roman, et pour vivre, Fitzgerald est obligé de multiplier les écrits. Il réalise des nouvelles pour les journeaux, des scénarios pour Hollywood. Il meurt d'ailleurs ruiné à Los Angeles en 1940.
Sa femme fait aussi partie de sa légende. Son destin malheureux, elle sera internée, nuit à la créativité de son mari.
Les critiques de l'époque ne voient dans l'œuvre de Fitzgerald que le reflet de sa vie insouciante. Depuis, son œuvre est reconnue pour sa valeur.
L'histoire : un homme, Nick Carraway, se souvient des années 20 et de son étrange voisin de l'époque, un certain Gatsby. À cette époque, Nick habite dans l'Est des États-Unis près de New York dans Western Egg. Chaque soir, l'énigmatique, Gatsby donne des fêtes extraordinaires. Mais qui est-il ? Personne ne le sait vraiment et les rumeurs les plus folles circulent sur son compte.
Nick fait la connaissance d'une cousine, nouvellement mariée, qui est installée dans la baie juste en face. Il s'agit de Daisy Buchanan, épouse de Tom. Nick a connu cet homme à l'Université. En leur rendant visite, il rencontre la jeune Jordan Baker, joueuse de golf professionnelle.
Daisy est une femme trompée car son mari a une aventure avec Mme Wilson, femme d'un garagiste.
Un jour, Gatsby demande un service à Nick. Il veut rencontrer, chez lui, Daisy sans son mari. Elle est la jeune femme qu'il n'a jamais pu oublier...
Mon avis : Un livre au style brillant que j'ai lu deux fois de suite. C'est la première fois que cela m'arrive. Lors de ma première lecture, j'avais tellement hâte d'en savoir plus sur Gatsby puis sur sa relation avec Daisy que je n'ai pas savouré le style incomparable de l'auteur. J'ai donc réouvert le livre pour y remédier.
Fitzgerald, nous livre sa vision des villes de l'Est dans les années 20. Le faste et la foule cachent une solitude et un dédain terrible. Le monde qui compte profite des largesses de Garsby mais ne lui accorde aucune importance ou reconnaissance. Il n'est pas accepté par la haute société même si elle vient se divertir chez lui. Un monde de faux-semblant s'agite au rythme des chalerstons.
Gatsby reste après la lecture un personnage encore énigmatique. Il recherche une nostalgie de ses jeunes années avant la Guerre mondiale. Daisy incarne à ses yeux cette part de lui. Elle est une femme inconstante et qui reste comme un fantôme dans ces pages. Elle ne sait pas vraiment ce qu'elle veut. Elle semble évoluée sans but, errant dans une vie dont elle ne sait que faire si ce n'est profiter de certains moments.
Le roman est court, trop court à mon goût. Mais en quelques phrases, l'auteur sait dépeindre cette société de noctambules aisés, oisifs et égoïstes. Il ne se dégage pas une joie de vivre mais une fuite en avant comme pour oublier la guerre qui a ravagé le monde.
J'ai vraiment apprécié cette lecture. Ce qui explique cette deuxième relecture. Il s'en dégage un climat particulier. Je me dis qu'il aurait été bien dommage de passer à côté d'un tel texte.
Je ne pense pas que j'irai voir le film. Le roman me suffit pour peupler mon imaginaire.
Bonne lecture !
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